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HABITAT ET REPARTITION GEOGRAPHIQUE |
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L'ours polaire vit au niveau du pôle nord, au bord de l'océan Arctique. Il serait arrivé en Arctique il y a environ 100 000 ans. Son habitat se limite quasiment à la banquise. L'étendue de son territoire est limitée par la disponibilité de bancs de glace flottants sur la mer, qu'il utilise comme plate-forme de chasse aux phoques. |
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On peut actuellement en trouver dans tout l’Arctique, bien que certaines populations décroissent considérablement dans certaines régions.
Les populations les plus nombreuses se trouvent sur l'île Wrangel, et l'ouest de l'Alaska, le nord de l'Alaska, l'archipel arctique canadien, le Groenland, le Svalbard, le centre nord de la Sibérie.
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Il faut distinguer la banquise permanente, des banquises saisonnières. La première, située au milieu de l'océan Arctique, n’est pas censée fondre en temps normal. Cependant, avec le réchauffement climatique, la situation s’est modifiée ces dernières années, et cette banquise permanente fond petit à petit. Elle est entourée de la banquise saisonnière, qui fond partiellement l'été. Cette dernière est appelée le pack. |
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Les vents soufflent en permanence sur la banquise, provoquant un gigantesque mouvement des glaces. Les blocs de glace qui dérivent sont entrecoupés de chenaux d'eau libre. Le paysage est en permanence modifié sous l'effet des courants et des vents. Pourtant, l'ours se repère parfaitement bien dans ces chenaux. Le pack est le lieu de prédilection du phoque et donc de l'ours.
Dans la mer du Groenland et la mer de Bering, l'ours devra parcourir plusieurs milliers de kilomètres chaque année pour suivre les icebergs. Les chercheurs s'expliquent encore difficilement comment l'ours polaire parvient à se repérer dans cette immensité glacée.
Plus au sud, dans la baie d'Hudson et la baie James au Canada, la glace fond complètement en été. L'ours polaire se réfugie sur la terre ferme et fait de nombreuses incursions dans les décharges publiques.
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A la fin de l'hiver, au moment du dégel, les proies se font rares. L'ours blanc doit modifier son régime alimentaire. Oiseaux, lièvres, poissons ou rongeurs sont insuffisants pour apaiser sa faim. |
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Il plonge pour ramener de grandes algues et se nourrit d'herbe et de baies. |
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C'est à ce moment là qu'il peut dévaster des habitations isolées pour trouver de la nourriture. Situé sur la côte ouest de la baie d'Hudson, le village canadien de Churchill accueille chaque année, à la mi-novembre, des ours blancs qui attendent la formation de la banquise. |
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Le nombre de populations d’ours blancs en déclin a augmenté, en passant d’une en 2001 à cinq en 2006. Il y a seulement 19 populations d’ours blancs dans le monde, ainsi ce déclin représente plus d’un quart des populations de l’espèce. |
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La population des ours polaires est estimée actuellement à environ 22 000 individus dont 60 % vivraient au Canada et 25 % en Alaska, aux Etats-Unis. |
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Le déclin des populations d’ours blancs indique que l’Arctique entier est soumis à un immense stress dû au changement climatique. Avec le réchauffement de l’Arctique, qui est plus de deux fois plus important que le reste du monde, les ours blancs sont face à de sérieux problèmes. Ils dépendent de leur habitat pour vivre, chasser et se reproduire. La disparition de la banquise entraînerait donc la disparition de l’espèce. Selon les prévisions des scientifiques, la banquise devrait fondre entièrement l’été avant la fin du siècle. |
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Les deux sous-populations les plus menacées d’ours blancs dans le monde, seraient la population de l’ouest de la Baie d'Hudston au Canada et la population du sud de la Mer de Beaufort bordant les USA et le Canada, qui ont connu un déclin respectivement de 22% et 17% ces vingt dernières années. Les trois autres populations en déclin sont celles de la Baie de Baffin, celle Bassin de Kane, partagé entre le Groenland et le Canada, et celle de la Baie de Norvège au Canada. |
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La destruction de la banquise arctique menace la survie même de l'espèce, l'ours blanc pourrait alors s'éteindre dans une quarantaine d’années. |
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